Ray Pulsion System

Les huitres et les prédateurs : raies, Dorades, Balistes…

La culture à plat des huitres creuses.

Cet élevage plus traditionnel (plus souvent utilisé pour les huîtres plates) se pratique en eau profonde, il consiste à disperser les huîtres sur le sol (sable ou vase) sur des parcs qui ne se découvrent pas à marée basse et de récolter les huîtres avec un bateau dragueur.
Gros avantage les huîtres vont mieux pousser car constamment dans l'eau, ells respirent et mangent plus.

Le défaut et qui est de taille pour les ostréiculteurs, c'est que les huîtres sont trop exposées à leurs prédateurs comme les Dorades Royales ou Raies. Elles ne sont pas protégées par des poches.
Ces poisons peuvent émietter les coquilles d'huîtres et dévorer la totalité d'une saison d'élevage en quelques semaines.

La production conchylicole bretonne représente chaque année plus de 25.000 tonnes d’huîtres et 4.000 tonnes de moules.
Mais, depuis 2008, les professionnels de l’ostréiculture sont confrontés à des phénomènes massifs de surmortalité avec des conséquences importantes sur la gestion des productions et la rentabilité des entreprises.

A ces phénomènes massifs de surmortalité, s’ajoute, sur estran ou en eaux profondes, la prédation, par les dorades sur les huîtres, moules, palourdes, coques, …, avec une période critique du printemps à l’automne.
Cette prédation s’observe de façon particulièrement importante en Bretagne Sud où certains ostréiculteurs estiment leurs pertes à plusieurs dizaines de tonnes par an.


 

Les perles noires de Tahiti sont connues dans le monde entier

La culture de la perle, qui a connu en quelques années un développement spectaculaire, constitue la première source de recettes extérieures pour le territoire, après le tourisme.

La Polynésie française est le deuxième producteur et exportateur mondial de perles (notamment de perles noires dites "Perles de Tahiti"). 80% de la production perlière sont exportés vers le Japon.

Depuis plus de dix ans, le service territorial de la pêche s'attache à étendre la culture de la perle. Une centaine de greffeurs professionnels s'est installée dans l'archipel des Tuamotu qui fournit des coquillages et des huîtres perlières.
Il existe actuellement en Polynésie plus d'une centaine de coopératives, plus de deux cents associations familiales et une vingtaine de sociétés privées qui possèdent des fermes perlières.


 

L'élevage

L'élevage des pintadines est un préalable indispensable à la production des perles.
En effet, une huître ne pourra être greffée que lorsqu’elle aura atteint une taille minimale et que certains organes seront suffisamment développés. Pour leur grossissement, les nacres sont placées dans des paniers ou suspendues sur des cordages, (les chapelets  ou les torons) et doivent alors être percées. Les nacres pouvant être opérées sont âgées d’au moins  30 mois. La prédation par les balistes, les raies léopards et quelques autres espèces sont le plus gros problème auquel doivent faire face les perliculteurs durant ce grossissement.


Le projet Ray-pulsion de Aquatek-Technology souhaite répondre à cette problématique en s’appuyant sur une étude pluridisciplinaire, impliquant les conchyliculteurs et le monde de la recherche.
Cela permettra à la fois d’observer et de comprendre ce phénomène de prédation, et de mettre à la disposition des professionnels un outil efficace basé sur un système répulsif pour poissons.
Le but étant de protéger les élevages conchylicoles, mais également demettre en place un système de protection physique des concessions par des filets-barrage performants.



Le requin et le nacre


Quand le grand requin disparaît, il n'y a plus de crustacés et la qualité de l'eau en pâtit.
Lorsqu'il n'y a plus de prédateur en haut de l'échelle alimentaire, le nombre des poissons appartenant aux maillons inférieurs augmente et les crustacés qui se trouvent en bas de l'échelle diminuent en quantités alarmantes.
La disparition d'un prédateur terminal affecte toute la chaîne alimentaire et tout l'écosystème.

Cette hypothèse vient d'être démontrée pour la première fois chez les grands requins dans une étude.
L'étude qui porte sur onze espèces de grands requins et sur 14 espèces intermédiaires montre que le nombre de poissons moyens, comme les raies, les roussettes et les petits requins, qui constituent l'alimentation des grands requins, augmente quand les grands requins disparaissent et ces poissons intermédiaires consomment des bivalves comme les coquilles Saint-Jacques, les palourdes ou praires et les huîtres.

À titre d'exemple, la mourine (une espèce de raie) est 20 fois plus nombreuse qu'en 1970, expliquent les auteurs de l'étude, et leurs proies qui sont des mollusques bi­valves ont réduit au point que les pêcheries commerciales de la côte Est des États-Unis en ont souffert et que la qualité de l'eau a décliné. Les mollusques qui filtrent l'eau en retenant les particules sont en effet des artisans de sa pureté.